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Le Matricule des Anges
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Gros plan

  • Le 30 septembre 1999, hôtel des Allégories (sic), à Nîmes : un homme écarlate, le visage tordu, yeux révulsés, semble tricoter le néant avec des bâtons de châtaigniers, tout en proférant des poèmes. Puis procède à une installation. Clouant la carcasse d’une volaille au sol, il connecte des électrodes qu’il relie à chaque spectateur et crame le volatile d’un coup de chalumeau. Sa façon à lui de (ré)agir en poète à la torture dite du poulet grillé pratiquée par le dictateur tunisien Ben Ali et ses sbires. Des images, des paroles, de l’engagement, de l’action ! Le 17 mars 2010, médiathèque Émile-Zola, à (...)

    Serge Pey

  • Nous étions sur la route depuis quelques jours déjà : nous avions dormi à Weimar et, à Buchenwald, en hommage, lu quelques pages de Semprun, puis nous étions passés à Auschwitz et avions arpenté les allées de Birkenau par une pluie glaciale, surprenante en ce mois de juillet caniculaire. Il y avait eu ensuite une halte à Katowice, où j’avais vécu deux ans, en ces années décisives de la chute du communisme, entre 1998 et 1990. Puis la direction du sud-est : nous savions qu’Andrzej Stasiuk habitait par là, dans un de ces trous perdus, entre vieilles églises en bois et villages lemkoviens abandonnés, dans ces (...)

    Andrzej Stasiuk

  • Depuis 1990 et la publication chez P.O.L de Tableau de la Passion, une poignée de lecteurs et lectrices attendent avec impatience l’arrivée dans les librairies d’un nouveau livre de Xavier Bazot. Sans être encore cinq cents, ils étaient plus nombreux après Chronique du cirque dans le désert paru cinq ans plus tard au Serpent à plumes. L’année suivante le même éditeur proposait Un fraisier pour dimanche : une grande voix de la littérature française était née. Ce court roman étonnant, à la langue singulière et puissante, venue du plus profond des bibliothèques, portée par un univers baroque et banal à la (...)

    Xavier Bazot

  • Lire Segalen, c’est courir l’espace, remonter le temps, affronter la réalité sensible, « celle que nous touchons, palpons et dévorons de toutes les dents et de toutes les papilles de nos sens ». C’est s’aventurer dans l’immense continent du Divers, ausculter le corps du monde et découvrir la littérature comme forme de vie. La sienne, de vie, n’aura été qu’une alternance de départs et de retours. Né en janvier 1878, à Brest, il eut une jeunesse marquée par le poids des conventions religieuses et morales. Reçu à l’École de Santé navale, il s’installe à Bordeaux pour des études qui furent aussi celles d’une (...)

    Victor Segalen

  • Ce n’est pas parce qu’il est grand qu’il a le verbe haut. C’est plutôt que quelque chose bout en lui, un sang pulsé à un rythme soutenu par un cœur trop gros peut-être… L’homme est attachant, qui porte en lui une adolescence irrépressible. Avec sa chevelure de guitariste de heavy metal, ses santiags qui furent un temps son emblème, il véhicule cette étiquette d’écrivain rocker difficile à enlever. Qui ne représente en rien Erwan Larher. S’il donne l’apparence d’une grande aisance à parler en public (on l’a vu dans quelques festivals), l’assurance affichée est parfois une manière de combattre sinon la (...)

    Erwan Larher

Notre sélection

Domaine français Shelby Foote

September september Editions Gallimard
2020
Imité du roman noir, September september délaisse toutefois le noir et blanc pour jouer avec finesse dans les zones de gris, sur fond de lutte pour les droits civiques. Traduit pour la première fois sous le titre Septembre en noir et blanc (Denoël, 1981), le dernier roman de Shelby Foote (1916-2005) reparaît aujourd’hui dans La Noire sous son titre original. De septembre à septembre : de septembre 1957, où se situe le récit à septembre 1978, où il fut publié, soit vingt ans, une jeunesse donc, qui pourrait être celle du mouvement pour les droits civiques des...
Yann Fastier
mars 2020
Le Matricule des Anges n°211

Domaine étranger Ariana Harwicz

Crève, mon amour Editions Seuil
2020
Monologue plein de fureur, Crève, mon amour de l’argentine Ariana Harwicz est le long cri d’une jeune femme emmurée. Je me suis allongée sur l’herbe au milieu des arbres abattus et le soleil brûlant contre ma paume m’a donné l’impression de tenir un couteau avec lequel me saigner d’un coup sec à la jugulaire. » L’ambition d’Ariana Harwicz est de saisir la chute désespérée de sa narratrice dans la dépression. Il ne s’agit pas ici de décrire un mal de l’esprit, mais l’expérience d’une forme d’animalité...
Sophie Benard
février 2020
Le Matricule des Anges n°210

Poésie Gertrud Kolmar

Quand je l’aurai tout bu - Poésie 1927-1932 Editions Circé
2014
Inédites jusqu’à présent en France, les poésies de Gertrud Kolmar écrites entre 1927 et 1932 impressionnent par leur puissance. Dans son introduction, Alain Lercher rapporte que Gertrud Kolmar, dont la mère mourut en 1930 et les frères et sœurs émigrèrent, se retrouva seule à prendre soin de son père très âgé. Après la vente de l’appartement familial, tous deux sont acculés à devoir s’installer dans un logement collectif. Contrainte au travail forcé dans une usine berlinoise, Gertrud y est arrêtée le 27 février 1943....
Emmanuelle Rodrigues
juillet 2014
Le Matricule des Anges n°155

Théâtre Debbie Tucker Green

Corde. raide Editions Théâtrales
2020
La dramaturge anglaise Debbie Tucker Green nous livre un texte tout à la fois mystérieux et glaçant. Trois personnages : 1 - 2 - 3. Une femme – un homme ou une femme – une femme. 3 est noire. Entre ces trois-là se joue pendant toute la pièce une histoire dont nous ne connaissons pas les tenants, dont nous ne savons pas le lieu, et dont le scénario lui-même ne nous est délivré qu’au compte-gouttes. Les rapports entre les personnages sont étranges : 1 paraît être la supérieure de 2, 3...
Patrick Gay Bellile
octobre 2020
Le Matricule des Anges n°217

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