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Le Matricule des Anges
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Le Matricule des Anges

  • Cœur battant

    Lmda N°226 D’une rupture amoureuse, Louise Chennevière construit un mausolée de mots. Pour reprendre corps et parler pour toutes les femmes abandonnées. Rencontre.

    Mausolée

    On la retrouve dissimulée derrière de larges lunettes de soleil, attablée à la terrasse d’un joli rade de Ménil-montant, un quartier pari- sien qu’elle a longtemps fréquenté. Louise Chennevière appréhende sa première rentrée littéraire et la sortie de son deuxième roman aux éditions P.O.L. « Ça me fait marrer d’écrire un roman d’amour », lance-t-elle d’une voix légèrement enrouée par un...
  • Pages du Journal d’un fou

    Domaine étranger Coup de foudre à Saint-Pétersbourg Une nouvelle traduction est l’opportunité de relire un texte fondateur, première expression littéraire de l’aliénation du travail bureaucratique. J’exige de la nourriture – de cette nourriture qui rassasierait et réjouirait mon âme », s’exclame à un moment donné le « fou » que Nicolas Gogol invente en 1835 pour qu’il incarne une figure alors peu abordée par la littérature, celle du rond-de-cuir à la vie terne, une sorte d’enterré vivant qui trouvera plus tard, chez Kafka ou Walser, une vie littéraire intense. Ce hiatus entre la vie menée et les aspirations (forcément immenses,...
  • En mémoire d’une saison de pluie

    Domaine français Loin sont les jours dansants Dans un chant qui déshabille l’âme, Fouad El-Etr revient sur quelques scènes primitives, donatrices des grands chemins de sa poésie. Un sang de songe irrigue le premier roman de Fouad El-Etr, l’un de nos plus grands poètes francophones, fondateur, en 1967, de La Délirante, une revue devenue mythique, éditeur et traducteur de Keats, Shelley, Dante. Un roman où il se souvient, s’enfonce dans les sentiers aléatoires de la mémoire, écarte les années comme des broussailles pour retrouver des lieux et des visages. Se remémorer aussi, dans le pur éclat de ce qui est sans âge, le...
Chronique
En grande surface
par Pierre Mondot

N’oubliez pas le guide

Cette nuit, je n’ai pas trouvé le sommeil. Par la fenêtre de ma chambre, j’ai regardé l’aube se lever sur les collines. L’herbe verglacée, les tilleuls sur les branches desquels apparaissent les premiers bourgeons. » Ainsi s’ouvrait, dans les colonnes du Monde, le journal de confinement de Leïla Slimani. Une bonne idée, au départ : le regard lucide d’un écrivain sur la situation ne manquerait pas d’éclairer les lecteurs que la soudaine et inédite succession de dimanches affolait. Mais la jeune femme reçut de violentes critiques. Au nom des infirmières, des caissières et du peuple...
Le Matricule des Anges n°221
Jean-Christophe Bailly

un auteur

Jean-Christophe Bailly

Chronique
Traduction

Chloé Billon

Baba Yaga a pondu un œuf de Dubravka Ugrešić La complexité de l’écriture de Dubravka Ugrešić est liée à sa manière de concevoir son œuvre littéraire, à la croisée de plusieurs genres : autofiction, fiction, et réflexion socio-politique. Baba Yaga a pondu un œuf en est une claire illustration, puisqu’il est divisé en trois parties, correspondant presque exactement à cette subdivision, qui abordent chacune à leur manière un thème central : le vieillissement, particulièrement celui des femmes. Presque, parce que les frontières sont floues, les motifs se répondent, les personnages passent d’un récit à l’autre sans se soucier des genres...
Le Matricule des Anges n°222
  • Albert Black

    Domaine étranger Bodgies & widgies Fiona Kidman revient sur une affaire qui défraya la chronique en Nouvelle-Zélande et devait lui rester comme un poids sur le cœur. Vers le milieu des années 50, la prude Nouvelle-Zélande – comme beaucoup d’autres pays du camp occidental – fut la proie d’une vague d’hystérie collective qui lui fit soudain voir des blousons noirs et des voyous partout. Bien décidés à éradiquer la délinquance juvénile qui, dixit d’influents pères la pudeur, menaçait de saper les bases de toute civilisation, ses édiles se lancèrent dans une violente campagne anti-jeunes dont les premiers à...
  • Lettre au recours chimique

    Poésie La molécule isole Sous traitement médicamenteux, comme un grand nombre de Français, ou à la pêche, Christophe Esnault n’use pas des ressorts communs. Sous forme d’une adresse au « recours chimique », persona peu courue des poètes, Christophe Esnault livre un témoignage très personnel dans des vers assez surprenants. Pour utiliser la terminologie des rappers, nommons ça un flow, sachant que ce flot est aussi le fruit d’un flux : celui des molécules qui naviguant dans le sang perturbent le fonctionnement du cerveau, c’est le principe de la camisole chimique. Des médicaments psychotropes...
  • Rêver à la suisse

    Histoire littéraire L'homme quelconque d'aujourd'hui Classique incontournable de la littérature française du siècle dernier, Henri Calet est désormais au cœur de documents passionnants. D’année en année les éditions et rééditions des livres d’Henri Calet s’amoncellent. Lui qui s’est toujours montré discret, humble, pétri de doute en serait le premier surpris. Poulidor des lettres, il ne voulait cependant pas changer de voie, ni de vie : « Je ne sais écrire que ma vie », déclarait-il, au cours de l’entretien qu’il donna à sa future compagne, Christine Martin du Gard (« Comment j’ai rencontré les mots », La Gazette des...
  • La Dernière Nuit du monde

    Théâtre Tuer la nuit Laurent Gaudé nous plonge dans un monde où l’humanité, en s’affranchissant du sommeil, s’aveugle de lumière. C’est rare que Laurent Gaudé nous immerge dans une dystopie. Nous sommes très vite happés par cette pièce, La Dernière Nuit du monde, que nous parcourons fébrilement. L’épopée politique se doublant d’une histoire d’amour comme pour mieux nous tenir en haleine. Le tout porté par un souffle lyrique et poétique dont l’écrivain a le secret. C’est troublant de ressentir comment ce monde inventé tend un miroir à notre société aux prises avec une...
Égarés, oubliés
par Éric Dussert

Décrire Venise et partir

Passant des lettres, Georges Dubujadoux a laissé un roman bizarre après avoir tenté d’éreinter Freud. Puisque fleurissent régulièrement dans la presse littéraire des séries documentaires sur les « oubliés », nous avons retenu ce mois un « égaré » qui ne risque pas de finir dans les pages de la concurrence. Ce marsouin pas présentable pour un sou se nomme Georges Dubujadoux. Et c’est pire que ça, parlons franchement, puis qu’on ignore quand il est né (autour de 1900), sans doute du côté de La Rochelle, et que l’on ignore aussi quand il est mort (au cours des décennies qui nous séparent de 1930). On en est arrivé à penser que les deux premières syllabes de son patronyme (Dubu) ont été cause...
Le Matricule des Anges n°226